R02 · Rédaction

L'Épreuve de Synthèse

Synthétiser plusieurs documents en un texte cohérent et objectif

Définition et enjeux

L'épreuve de synthèse demande de croiser plusieurs documents (articles, extraits, graphiques) portant sur un même thème, pour en dégager les enjeux communs dans un texte cohérent et objectif. Elle évalue la capacité à lire activement, à identifier les idées clés et à les reformuler sans plagiat ni opinion personnelle.

Lire et annoter les documents

Première étape : lire chaque document en notant sa nature (article journalistique, texte littéraire, données statistiques), son angle (pour ou contre, nuancé), ses idées principales et ses exemples clés. Utiliser des couleurs ou des symboles pour relier les idées communes entre documents. Identifier les convergences, divergences et complémentarités.

Construire le plan de la synthèse

Le plan de la synthèse n'est pas chronologique (document 1, puis document 2…) mais thématique : les grandes idées se dégagent des documents croisés. Généralement deux ou trois parties, chacune traitant un aspect du thème. Chaque sous-partie intègre des informations de plusieurs documents — c'est le croisement qui définit la synthèse.

Rédiger : reformulation et croisement

La reformulation évite le plagiat : paraphraser les idées avec ses propres mots tout en conservant le sens exact. Le croisement montre les liens : « Si le document A affirme X, le document B nuance en précisant Y. » Les sources sont citées par leur numéro (doc. 1, doc. 2) ou par le nom de l'auteur. Ne jamais citer de longues phrases directes.

Objectivité et neutralité

La synthèse est un exercice de neutralité absolue : l'opinion personnelle est interdite. Utiliser des verbes de discours (« selon l'auteur », « le document indique », « il ressort de »), éviter les jugements de valeur, et présenter les divergences entre documents sans trancher. Les formules d'engagement personnel (« je pense », « à mon avis ») sont proscrites.

Introduction et conclusion

L'introduction présente le thème global, précise la nature des documents et annonce le plan. La conclusion synthétise les grandes lignes en une ou deux phrases et peut indiquer des limites ou des questions non résolues — mais sans opinion personnelle. L'introduction et la conclusion sont brèves (trois à quatre phrases chacune).

Pièges et erreurs fréquentes

Plan document par document : erreur fondamentale — la synthèse doit croiser. Paraphrase directe : copier des phrases entières est considéré comme un plagiat. Opinion personnelle : la première personne et les jugements de valeur annulent la neutralité requise. Oubli d'un document : tous les documents doivent être exploités de manière équilibrée.

Longueur et présentation

La synthèse au DALF C2 fait généralement 220 à 250 mots. La présentation est soignée : paragraphes distincts, pas de tirets ni de listes. Le titre du texte produit reprend le thème général. Le registre est neutre et soutenu : ni familier, ni excessivement technique.

Erreurs fréquentes

Les erreurs les plus courantes des apprenants

Voici les erreurs que les étudiants font le plus souvent.

Plan chronologique
Traiter les documents un par un au lieu de croiser les idées par thèmes — erreur fondamentale.
Plagiat
Copier des phrases entières des documents sans reformuler — pénalisé au DALF.
Opinion personnelle
Inclure « je pense » ou des jugements de valeur — interdit dans la synthèse.
Déséquilibre documentaire
Exploiter un seul document en profondeur et ignorer les autres.

Résumé : Épreuve de Synthèse

La synthèse croise plusieurs documents pour en dégager les enjeux communs de façon objective.
Le plan est thématique, pas chronologique — les documents sont croisés dans chaque partie.
Reformuler sans plagier, citer les sources par numéro ou auteur.
L'opinion personnelle est strictement interdite.
Introduction et conclusion sont brèves (3–4 phrases), sans jugement de valeur.
Longueur cible au DALF C2 : 220–250 mots.
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