DALF C2 · Compréhension des écrits

Simulacre 2

Durée : 60 minutes

Questions : 20 (2 tâches)

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Conseil : lisez les questions avant les textes pour mieux cibler votre lecture.

60:00
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Tâche 1

Questions 1–10

Lisez cet essai et répondez aux questions (1–10) en choisissant la bonne réponse (A, B ou C).

La liberté comme horizon mouvant

La liberté, cette notion tant célébrée que controversée, s'insinue dans chaque recoin de l'existence humaine, tel un vent invisible qui fait frémir les feuilles de nos certitudes. Elle se déploie en un paradoxe : à la fois fondement de l'autonomie morale et source d'une angoisse existentielle, elle oblige l'individu à choisir non seulement son destin, mais aussi le poids de ses décisions. Ainsi, Sartre affirme que l'homme est « condamnés à être libres », soulignant que la liberté n'est pas un privilège offert, mais une charge imposée par la simple conscience de son être‑pour‑soi.

Dans la tradition kantienne, la liberté revêt la forme d'une loi morale intérieure, inaccessible à la coercition extérieure. Le catégorique impératif, loin d'être une contrainte, est la manifestation la plus pure de la liberté : agir selon la maxime que l'on souhaite voir universalisée, c'est exercer la souveraineté de la raison. Ici, l'anaphore du devoir (« Il faut que je… », « Il faut que nous… ») souligne la répétition du devoir comme fil conducteur de l'éthique autonome.

Pourtant, la liberté n'est jamais absolue ; elle s'entrelace avec les contingences sociales, économiques et historiques. La chiasme « c’est la société qui façonne la liberté, et la liberté qui façonne la société » illustre la double mouvance où chaque sphère se reflète dans l'autre, comme un miroir brisé où chaque éclat reflète une partie du réel. Cette interrelation suggère que la liberté s'entend moins comme un état figé que comme un horizon en perpétuel déplacement, un horizon que la culture, le langage et le pouvoir sculptent sans cesse.

En définitive, la liberté apparaît comme un horizon mouvant, à la fois métaphore d'un espace d'évasion et métaphore d'un espace d'engagement. Elle ne se contente pas d'ouvrir le champ des possibles ; elle exige la responsabilité de les choisir. Ainsi, l'ultime défi de la liberté consiste à reconnaître que chaque acte, chaque silence, chaque mot participent à la construction d'un monde où l'homme, conscient de son pouvoir, reste maître de son destin, tout en restant inextricablement lié aux frontières de son être.

1
Selon le texte, quelle est la nature paradoxale de la liberté ?
2
Quelle référence philosophique est citée pour illustrer la liberté comme une condition imposée ?
3
Quel procédé rhétorique l'auteur utilise-t-il dans la phrase « Il faut que je…, Il faut que nous… » ?
4
Dans la perspective kantienne présentée, la liberté se manifeste à travers :
5
Le chiasme « c’est la société qui façonne la liberté, et la liberté qui façonne la société » exprime principalement l'idée que :
6
Quel terme l’auteur emploie-t-il pour décrire la liberté comme « horizon mouvant » ?
7
Quel est le rôle du silence selon la conclusion du texte ?
8
L'expression « le vent invisible qui fait frémir les feuilles de nos certitudes » est surtout un(e) :
9
Quelle affirmation résume le « défi ultime de la liberté » selon le texte ?
10
Le texte suggère que la liberté constitue :
Tâche 2

Questions 11–20

Vous allez lire dix extraits de textes sur Extraits sur la mémoire culturelle (A–J). Associez chaque affirmation (11–20) au texte correspondant.

A
Dans la ville endormie, les pavés racontent les pas des ancêtres ; chaque fissure est le témoignage muet d’une fête oubliée, où les rires résonnaient comme des éclats de verre sous la pleine lune.
B
Le manuscrit jauni, conservé dans la bibliothèque du monastère, renferme des prières qui, au fil des siècles, ont tissé le fil invisible entre les générations, rappelant que la foi se perpétue dans le souffle des mots.
C
Lorsque le vieux marin revient au port, il raconte aux enfants la tempête de l’an passé, où les voiles se déchirèrent comme des souvenirs qui refontent surface au gré du vent.
D
La chorale populaire, en chantant les vieilles mélodies, recrée un pont entre le présent et le passé, chaque note faisant revivre les douleurs et les joies des travailleurs du siècle dernier.
E
Le parfum du gingembre qui émane du marché évoque la mémoire gustative de la grand‑mère, rappelant que les odeurs sont des clefs qui ouvrent des coffres de souvenirs enfouis.
F
Dans le théâtre abandonné, les décors poussiéreux conservent les répliques d’une pièce qui, jadis, questionnait la condition humaine, et qui aujourd’hui semble parler aux spectateurs du futur.
G
Les gravures sur le mur du village décrivent la lente évolution des coutumes vestimentaires, illustrant comment l’habillement devient le miroir d’une identité collective en perpétuel renouveau.
H
Le vieux journal intime, découvert dans le grenier, révèle les pensées d’une femme du XIXᵉ siècle, dont les rêves et les peurs résonnent avec ceux des lecteurs contemporains.
I
Lorsque les enfants apprennent la langue de leurs aïeux, ils restaurent une passerelle linguistique, permettant aux mythes anciens de circuler à nouveau dans le flot des conversations modernes.
J
Le tableau du musée, représentant une scène de marché du XVIIᵉ siècle, capture la richesse des échanges culturels, rappelant que le commerce a toujours été un vecteur de mémoire partagée.
11
Ce texte évoque le souvenir des fêtes anciennes à travers les traces du pavé.
12
Ce texte décrit comment un manuscrit conserve les prières entre les générations.
13
Ce texte relate le retour du marin et la résurgence d’une tempête mémorisée.
14
Ce texte montre le rôle d’une chorale dans la reconstitution des émotions des travailleurs du passé.
15
Ce texte associe le parfum du gingembre à la mémoire gustative familiale.
16
Ce texte fait allusion aux répliques d’une pièce théâtrale conservées dans un théâtre abandonné.
17
Ce texte souligne comment les gravures murales reflètent l’évolution des costumes collectifs.
18
Ce texte parle d’un journal intime révélant les pensées d’une femme du XIXᵉ siècle.
19
Ce texte insiste sur la transmission linguistique des mythes anciens aux enfants d’aujourd’hui.
20
Ce texte décrit un tableau du XVIIᵉ siècle comme reflet des échanges culturels du marché.

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