Face au tourisme de masse et à la rapidité de notre quotidien, de plus en plus de voyageurs se tournent vers le « slow tourisme ». Ce concept consiste à prendre le temps de découvrir une région, de rencontrer ses habitants et de privilégier des moyens de transport moins polluants comme le train, le vélo ou même la marche.
Contrairement aux voyages traditionnels où l'on essaie de visiter un maximum de lieux en quelques jours, le slow tourisme invite à ralentir. Julie, adepte de ce mouvement, témoigne : « L'été dernier, au lieu de visiter quatre capitales européennes en avion, j'ai passé trois semaines à parcourir la Bretagne à vélo. J'ai pu apprécier les paysages, m'arrêter quand je le souhaitais et discuter avec les commerçants locaux. »
Cette manière de voyager a aussi un impact très positif sur l'économie locale. Les voyageurs privilégient généralement les petits hébergements indépendants, comme les chambres d'hôtes ou les gîtes, plutôt que les grandes chaînes d'hôtels internationales. De même, ils préfèrent manger dans de petits restaurants typiques ou acheter leurs produits directement sur les marchés.
Bien que le slow tourisme demande souvent plus de jours de vacances, il ne coûte pas forcément plus cher. Les économies réalisées sur les billets d'avion et les activités coûteuses compensent la durée du voyage. En France, plusieurs régions développent de nouvelles pistes cyclables pour attirer ce type de touristes.